L'ancienne église Saint-Laurent et le site archéologique ont bénéficié de travaux d'envergure pour devenir le MAG, un véritable musée de site.
Il présente les vestiges et les objets mis au jour au cours des fouilles archéologiques menées de 1978 à 1995 par Renée Colardelle et son équipe.
Le circuit de visite initial, mis en place en 1991 par l'architecte en chef des monuments historiques de l'époque J.L. Taupin, est conservé. Son achèvement, placé sous la maîtrise d’ouvrage du Conseil général de l’Isère, a été réalisé par l’architecte en chef des monuments historiques Alain Tillier.
A l’emplacement de l’ancien cloître, les vestiges sont désormais protégés par une spectaculaire couverture de verre et de métal. Une mise à niveau a été réalisée à l’intérieur de l’église.
Les travaux de restauration de l'église ont révélé une magnifique peinture murale représentant saint Pierre. Visible au cours de la visite, elle se situe sur l’intrados de l’arc du porche du clocher.
Les maçonneries du XVe siècle qui recouvraient la peinture ont été dégagées avec le plus grand soin, pour que Catherine Laye, restauratrice de peintures murales, puisse consolider l’enduit qui était devenu extrêmement fragile.
Daté fin XIIe-début XIIIe siècle, ce décor d'une fraîcheur remarquable représente la main de Dieu bénissant et le personnage de saint Pierre tenant son attribut : les clefs.
Il complète l’autre partie de l’arc, orné de l'inscription ST MICHAEL surmontant la représentation des ailes et de l'auréole de l'archange.
La scénographie mise en place emmène les visiteurs à la découverte du site dans ses dimensions historiques, spirituelles mais aussi émotionnelles...
en utilisant toutes les ressources des nouvelles technologies de diffusion numérique : projections, mises en lumière, son, simulations 3D, bornes interactives et audioguides.
L’enjeu de la scénographie qui accompagne le visiteur est à la fois de servir la richesse des lieux, sa diversité, d’en faciliter la lecture, tout en respectant l’authenticité des vestiges mis au jour.
Les projections racontent la mémoire du lieu et servent à pointer un détail, à raconter une zone de fouilles, un style architectural et à théâtraliser l’espace, le magnifier, le restituer à chaque époque.
Jean-Noël Duru, scénographe.
Le musée présente donc au public le plus large, les évolutions de Saint-Laurent au fil des siècles.
Il permet aussi de mieux comprendre l’histoire de Grenoble et de ses habitants, ainsi que celle des croyances funéraires et religieuses et des modes de traitement de la mort.

