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LES DÉCORS

Les sculptures

Le haut Moyen Âge

Le décor sculpté de la crypte Saint-Oyand a largement contribué à la célébrité du monument. Il présente l'intérêt de pouvoir observer l'iconographie traditionnelle des premiers temps chrétiens.

La crypte reçoit au début du VIIe siècle un riche décor de colonnes de remploi, de chapiteaux et de tailloirs, qui constitue l'un des jalons de l'histoire de l'art du haut Moyen-Âge.

La colonnade est créée pour soutenir un voûtement en berceau longitudinal plein cintre. Les trois absides orientales ont en commun de posséder une fenêtre centrale et d'être décorées d'une voûte palmée décorée de stucs.
Les colonnes sont en calcaire, en brêche de Vimine, en conglomérat de Bourdeaux (deux carrières situées en Savoie) ou en marbre blanc. Ce sont des remplois antiques.

De style corinthien classique, les chapiteaux ont une facture qui annonce la période carolingienne : feuillages aux bords ondulés, rosettes des dés en haut relief et caulicoles courtes.

 

 

 

 

Les tailloirs sont extrêmement caractéristiques. Épais, ils présentent l'iconographie chrétienne traditionnelle aux VIIe et VIIIe siècles : croix, chrismes, agneaux, palmiers, colombes tenant dans leur bec épi de blé ou grappe de raisin, canthares d'où s'échappent des rinceaux de feuillage, animaux fantastiques.

L'époque romane

L'époque romane est également bien représentée grâce aux sculptures ornant les baies du choeur et du chevet de l'église ainsi que la série de modillons encore en place à la base du toit.

Les modillons qui ornent la base du toit du chevet de l'église Saint-Laurent sont du milieu du XIIe siècle ; ils figurent des masques grimaçants, des oiseaux. On peut également admirer deux serpents sculptés placés au-dessus de la baie axiale du chevet.

Dans l'élévation du chevet de l'église, on peut également observer un personnage qui tient dans sa main droite une crosse, bâton pastoral des évêques et des abbés, insigne de leur pouvoir.

De nombreux chapiteaux provenant du cloître du prieuré bénédictin ont été remployés dans les constructions postérieures au XIIe siècle.

Cet exemplaire du XIIe siècle en fait partie.
Il illustre bien la sculpture romane de notre région.